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L'automne à l'intérieur.

Tue Jan 8, 2008, 10:06 AM
  • Listening to: Within Temptation
  • Drinking: Coca light
J'ai la tête qui éclate, je voudrais seulement dormir... m'étendre sur l'asphalte, et me laisser mourir... stone, le monde est stone... je recherche le soleil au milieu de la nuit....j'sais pas si c'est la Terre qui tourne à l'envers, ou bien si c'est moi qui m'fait du cinéma... laissez moi me débattre, ne venez pas me secourir, venez plutôt m'abattre, pour m'empêcher de souffrir...

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...

Tue Oct 30, 2007, 10:15 AM
  • Listening to: Within Temptation
  • Drinking: Coca light
Plus de mots à imaginer.

Hate myself. Want to die. Just want to die.

Thu Oct 18, 2007, 10:48 AM
  • Listening to: Within Temptation
  • Drinking: Coca light
La nuit tombera toujours. Le jour également, lorsque l'heure lui dictera de voler son or à l'ombre.

La nausée s'emparera de moi, encore, lorsque les oiseaux chanteront, aux hymens du printemps. Chanteront leurs mélodies décalquées et mielleuses, celles qui me feront penser que je deplume une mésange et lui arrache les viscères pour en repeindre le pavé. Je haïrais encore les gens demain, les gens qui divaguent sur le trottoir, qui fument dans leur voiture argentée, qui délavent doucement dans le bus. Je les mepriserai d'être. Les immeubles seront trop hauts pour me laisser apercevoir le ciel. Trop hauts ou pas assez pour réaliser mes rêves. Je revêtierai ma longue veste noire, celle dont les volants d'un doux ébène transparent font qu'à chacun de mes pas il me semble que je représente un être du mal sortant des entrailles de son monde de cendres. Je fusillerai du regard l'espèce à laquelle j'appartiens. Personne ne saura que j'aurai pleuré la veille, pleuré comme si l'on m'annonçait éternelle.

Ma pochette se balancera, se cognera contre ma hanche. Je rendrai mon travail et rêvasserai sur un monde qui ressemble à l'enfer face à la photocopie du nouvel exercice sur lequel se pencher, lorgnant sur les autres juste pour savoir ce qui les motive. A midi je ne mangerai pas. Je ferai semblant. J'attendrai des bras pour me serrer, des bras que je refuserai. Cette nuit, encore, les heures défileront blanches. Je mettrai les bougies, et, fade, laisserai les groupes les plus sombres évoluer dans la pièce. J'ai envie que ça saigne. Quand je lui dis mais je ne vois pas ce que je suis sensée attendre dans la vie, il déclare que j'abandonne, mon psychiatre. Tout ce que je sais est que ni la vie ni la mort ne me font plus peur. Depuis hier matin, il y a comme un sentiment étrange. Une paix.

Comme si je savais.

Comme si je le savais d'avance.

Become so NUMB

Wed Oct 17, 2007, 6:40 AM
  • Listening to: Within Temptation
  • Drinking: Coca light
Ce fut la première fois.

Je m'étais pourtant jurée que jamais je te toucherais à cette maudite boite de mouchoirs, vous savez, celle qui se trémousse toujours sur le bureau de votre psychiatre. J'en ai dejà vu de toutes les formes, de toutes les couloirs, gravées de tous les surnoms possibles et imaginables, de ces boites de mouchoirs vicieuses et sournoises n'attendant qu'une seule chose : un bon gros sanglot de votre part afin de se vider de leurs plumes immaculées.

"Effexor vous rend plus fort !" Mais bien sûr. Il a vachement marché sur moi. C'était d'ailleurs mon premier antidepresseur, quel âge j'avais déjà, dix-sept ans ? En ce temps là, je prenais très méticuleusement mes tonnes de pilules de toutes tailles, je croyais sérieusement qu'elles m'aideraient. Tu parles. Elle vient vite, la lucidité.

J'avais passé la matinée à recommencer quatre fois ( il va falloir le recommencer une cinquième fois ) un travail pour les cours, je n'avais pas vraiment envie d'aller voir monsieur le psychiatre, même si c'est la seule personne en qui j'ai confiance sur cette planète. A la clinique, je n'avais pas peur, mais aller le voir dans son cabinet a rompu la complicité d'avant. Alors je me recroqueville sur ma chaise, entourant ma poitrine de mes bras, laissant depasser une main pour ronger ces ongles que je n'ai plus, le regard plaqué sur le sol, comme au rugby. Je n'ose plus regarder dans les yeux.

- Marion, vous ne me regardez même plus.
- J'ai honte.
- Vous pensez donc que je ne suis pas assez digne pour vous aider ?
- ...
- Marion, je vais être très méchant avec vous... ( ... )
- ...

Plouf. La carapace de mepris et de haine a fondu, et mes larmes avec. J'ai detourné la tête. Je n'arrivais pas à les retenir, ces putains aquatiques. Elles coulaient sous mes cheveux. Comme des cascades de lassitude, de fatigue.

- Marion... je suis allé un peu trop loin...
-... pas grave...
- Regardez moi.
- ...

Il me tend la main. Je sais que je dois au moins me forcer, lui tend la mienne.

- Marion, regardez moi. Je sais que l'exercice de la séance est difficile... que je vous en demande beaucoup.

Certes. Ma voix ne s'est plus manifesté. Ni mon regard. Lentement, ma main s'est dirrigée vers l'ennemie : la boie à mouchoir. J'ai essuyé mes yeux, mon nez de clown triste. Une deuxième feuille pâle. Une troisième. Impossibilité de m'arrêter. Pendant que j'essaie de stopper la pluie, il note. Je sais ce qu'il note.

" Pleure enfin devant moi, après trois ans d'entretiens "

Je vais y gagner quoi ? A la sortie, j'ai rien trouvé de mieux que de me re-re-re-reteindre mes cheveux en rouge. Pour que les larmes deviennent de sang, et se collent donc à mes idées. A dix-sept ans, c'était pas normal de voir un psy. Maintenant, c'est presque devenu banal. M'en fou.

Un jour, encore ?

Thu Oct 11, 2007, 7:43 PM
  • Listening to: Musique Celtique
  • Drinking: Coca light
Je me trace calmement une ligne, sur la cuvette des toilettes du restaurant. Ma robe de mariée traîne par terre en ces lieux souillés, se tâche parce que le sol reflète la vérité. Les invités doivent m’attendre, pour prendre le cocktail. Je mélangerai un peu de xanax ou de valium à mon punch, afin de faire exploser les quelques dernières petites veines qui pétillent là, tout au fond de mes yeux. Personne n’y verra que du feu, le champagne me consumera la gorge tandis que je draguerai le serveur sous le regard détaché de celui qui, ce matin, m’a dit oui, pour la vie.

Ma cocaïne est noire.

On dirait, de loin comme de près, de la cendre. Du charbon. Quelque chose de sale et de repugnant qui pourtant m’attire à m’en fendre le cœur, mélange illicite qui me fera sans nulle doute croire au Seigneur. J’inspire, les yeux grands ouverts. Aller, encore un peu, juste un peu. Une de plus. Ou deux. Sourire glamour, j’ôte mon alliance et la regarde toucher le fond du cabinet, difficile d’être plus claire, l'eau de roche vous connaissez ? Dans le reflet du miroir, une jeune femme au sourire qui ne cesse de mentir, et dont les pupilles se dilatant avec délicatesse me regarde.

En effet, ils m’attendaient, sages et fidèles comme les descendants de Lassie, la chienne fêlée, vous connaissez ? Leurs applaudissement en me voyant arriver retournent mon estomac vide, j’esquisse un sourire en saisissant une coupe d’un air faussement candide, buvant quelques légères gorgées faisant apparaître des nuages au raz du sol. Le serveur n’est pas resté indifférent à mon regard de braise, il a remarqué mes allers retours aux toilettes et sourit, probablement aussi dévergondé que moi. Je le rejoindrai dans la montée d’escalier, pour ma nuit de noces, lorsque j’effleurerai son epaule, lorsque je reposerai ma coupe sur son plateau de verre que j'irai faire valser contre le mur.

La nuit sera longue. Avant que je ne prenne la fuite, ignorant royalement le contrat que j’ai signé devant monsieur le maire, forcée par mes aristocrates de parents qui ne désiraient qu’une chose : faire de leur fille une Princesse.

Ils ignoraient que le principal défaut des princesses étaient de s'enfuir au crepuscule.
Ce que je ferai.

Pour le meilleur et pour le pire.

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